Approche tissulaire de l'ostéopathie

Tenségrité

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Dure-mère et tenségrité

Ce qui me fait évoquer aujourd’hui la tenségrité, ce ne sont pas tant les recherches poussées auxquelles elle a donné lieu dans le domaine de la biologie, que son application au concept crânien et les conséquences qui peuvent en découler quant à la manière de le vivre et de le décrire.

Dans son livre, Interface, [3] Paul Lee, évoque la tenségrité et l’applique à l’organisation du système crânien, notamment à la dure-mère, système de tension réciproque.

« Dans le crâne, les os constituent les éléments en compression et les membranes les câbles en tension. Comme la tension dans les rayons de la roue de bicyclette, la tension membraneuse procure une structure solide, dynamique et stable. À l’intérieur de la voûte, les trois faucilles procurent un agencement triangulaire dans lequel les forces peuvent coopérer, ce qui permet à la voûte de changer de forme, sans changer de volume » (Lee, 137).

En quoi regarder le mécanisme crânien comme un système de tenségrité nous intéresse-t-il et peut-il modifier quelque chose à la conception que nous en avons et à la manière de l’aborder ?