Approche tissulaire de l'ostéopathie

Le partenaire silencieux de Rollin Becker - Qu'obtient-on ?

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Question : Finalement, qu’est-ce qu’on obtient ?
Eh bien, vous pouvez penser au résultat en termes d’habitude. Cette manière d’être devient vraiment une habitude. Instant après instant, vous vous accordez à la tranquillité, puis vous recommencez, encore et encore. Cela n’est jamais durablement acquis – vous recommencez sans cesse et c’est le bon chemin – parce que c’est quelque chose de dynamique. Cette dynamique est intrinsèque à la tranquillité et elle est constamment en mouvement – ou en non-mouvement. Il n’y a donc pas de système pour vous y brancher et agir. C’est toujours un effort conscient. Une partie de la responsabilité individuelle consiste justement à maintenir continuellement son branchement en place.
C’est vrai pour toute progression personnelle. Tout individu pour lequel nous avons connaissance de progrès spirituels a établi et maintenu ce contact. Walt Whitman l’avait. D’où pensez-vous que lui soit venu Leaves and Grass ?5 Lorsqu’il écrivait, il était accordé à cette chose. Le Dr Sutherland l’avait lorsqu’il développait le concept crânien. Le Dr Still, passa 15 ans à chercher cela et à découvrir ce qui constitue un nouveau programme de traitement des personnes.
Quelle que soit la création artistique majeure, venant d’un artiste ou de n’importe qui, c’est de là que vient l’instinct de création artistique. Ils sont accordés à la tranquillité, même si c’est parfois de manière non consciente. Ainsi des créateurs du plafond de la chapelle Sixtine. Ils ont dit « avoir reçu toute l’aide dont ils avaient besoin. » Ils s’y sont automatiquement abandonnés et l’ont utilisée. Mais combien de gens, dans ce monde, font vraiment l’effort de l’utiliser ? Très peu de gens essaient d’en faire un processus d’abandon constant. Il faut de la pratique et de l’expérience. Il a fallu à ces gens des années et des années pour créer ce qu’ils ont réussi à créer. Cela ne leur est pas venu du jour au lendemain.
Il est important de se rappeler que dans chaque circonstance, le point essentiel est le processus d’accordage. L’accomplissement et le résultat qu’il amène n’est pas la chose sur laquelle vous devriez vous concentrer. Il s’agit d’accordage, pas de réalisation. Au delà de l’accord lui-même, chaque chose qui se produit est simplement une question d’expression ; c’est une manifestation. C’est, encore une fois, un cas d’« effets » et si vous vous accrochez à cela comme résultat, alors vous vous mélangez les pinceaux et vous retournez à l’état d’égotisme.

Joel Goldsmith, auteur de Mystical I, fait ressortir un point très intéressant à ce sujet. Il dit que si nous parvenions à vivre continuellement selon ce mode, en complet abandon, nous trouverions automatiquement paix et bien-être. Même les problèmes qui nous rendent fous, nous pourrions les traiter et poursuivre.
Je ne me sens pas du tout satisfait par la guérison d’un cas très difficile. Je ne suis pas gratifié de voir quelqu’un répondre au traitement que je lui ai administré pendant six mois, lorsque soudainement, une expérience de 20 ans se trouve balayée et qu’il se retrouve en bonne santé. Il n’y a, pour moi, ni satisfaction, ni contentement là-dedans – pas le moindre. Les gens peuvent dire : « N’est-ce pas merveilleux ? Regardez ce que vous avez fait pour M. Smith. Il peut jouer au golf et gagner des millions de dollars, alors qu’il y a encore six mois, il était cloué au lit. Cela ne vous procure-t-il pas une véritable satisfaction ? » Non, aucune. Je n’y prête pas la moindre attention. Pas de satisfaction du tout, aucune. Je suppose que vous pensez que j’exagère. Mais c’était avant tout la responsabilité de M. Smith, et que dire des cinq autres cas difficiles de ma pratique ? Pourquoi ne répondent-ils pas de la même manière ? Je ne puis utiliser les mêmes réponses pour eux. Ainsi, je suis toujours collé dans la responsabilité de savoir comment je dois me relier de manière que ce qui se crée là puisse être transmuté pour le prochain patient.
De plus, la situation de M. Smith et tout ce qui a constitué le problème, le concernait personnellement et n’avait rien à voir avec mon soin. J’ai juste été le levier, le point d’appui, un point immobile. Et un point immobile est sans-nom, il n’a pas d’ego, rien. C’est sans mouvement et pourtant, c’est toute puissance et la puissance qu’il a utilisée pour son problème particulier est sortie d’un point d’immobilité issu de mon Partenaire Silencieux et de son Partenaire Silencieux. Alors, y a-t-il de quoi être satisfait ?
Je suis très satisfait par le fait qu’il ai pu procéder à ce fabuleux changement. Mais je suis satisfait par rapport à lui, pas par rapport à moi. Je ne m’attribue rien de cela – cela ne m’appartient pas. Je suis reconnaissant comme je peux, et je me suis abandonné à la totalité de son nouveau schéma de santé, à son être interne, ainsi, cela peut se poursuivre.