Approche tissulaire de l'ostéopathie

Le livre des damnés - Phénomène biologique et adaptation

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Tout phénomène biologique sert l’adaptation
il n’y a pas d’activité biologique autre que celle de l’adaptation.
L’adaptation est un autre vocable pour décrire l’équilibre. L’équilibre est universel, et aucun facteur extérieur ne peut le perturber.

Je précise que le mot « exister » signifie pour moi un mouvement. Un mouvement n’est pas l’expression de l’équilibre, mais de l’équilibration, d’un équilibre à atteindre. Les métabolismes du vivant témoignent d’ailleurs des transformations requises pour une stabilisation, tout comme les pensées sont dictées par la nécessité. Exister dans notre quasi-état n’équivaut pas à occuper un statut positif, mais à manœuvrer dans un intermédiaire, entre équilibre et déséquilibre.
Alors... disons que tout phénomène dans notre état intermédiaire, ou quasi-état, constitue une tentative d’organiser, de stabiliser, d’harmoniser, d’individualiser, bref de pénétrer l’absolu positif et le réel.
L’apparence d’être représente un échec, ou plutôt un intermédiaire entre l’échec ou le succès complet.
Chaque tentative observable est déjouée par la contiguïté, par les forces externes, ou par les exclus qui sont contigus aux élus.
Notre existence entière est une tentative du particulier de toucher à l’absolu, du local de devenir universel.

En rassemblant mes notes, mon attention se sera portée sur cette tentative manifestée aussi par la science moderne : elle a tenté d’être réelle, vraie, définitive, complète et absolue.
Compte tenu de notre quasi-état, si l’apparence d’être est le résultat d’une exclusion toujours fausse et arbitraire – puisque l’inclus et l’exclu sont contigus – l’illusion de système ou d’entité construite par la science moderne est bien cela : un quasi-système, une quasi- entité, corrompus par le même processus erroné et arbitraire qui a permis au système précédent, le système théologique encore moins réussi, de fabriquer son illusion de vérité.