Approche tissulaire de l'ostéopathie

Livre : Le Cheval dans la locomotie

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livre koestler loco

Le Cheval dans la locomotive

Arthur Koestler
Traduit de l'américain par Georges Fradier

Éditions Les Belles Lettres

2013
Internet : www.lesbelleslettres.com
ISBN : 978-2-251-20037-8

pdf_button Cet ouvrage initialement publié en langue anglaise en 1967 sous le titre The Ghost in the Machine, puis traduit et publié en français en 1968 sous le titre Le cheval dans la locomotive, était depuis longtemps introuvable. Or, je le considère comme un ouvrage majeur relativement à la modélisation de l’humain et de la pensée. Il m’a d’ailleurs été fort utile lors de l’élaboration du modèle d’approche tissulaire que j’utilise aujourd’hui. J’irais même plus loin : à qui veut vraiment comprendre le modèle de l’approche tissulaire en ostéopathie, je conseille vraiment de lire ce livre.

Le projet

Son projet se trouve assez bien résumé dans une partie de sa préface : « Dans les pages qui suivent j’ai essayé de recueillir comme autant de fils épars ces idées que l’on aperçoit sur les franges de l’orthodoxie, pour en composer un tableau homogène. Ceci m’oblige à convier le lecteur à un voyage assez long et quelquefois compliqué avant de l’amener à destination : la nature du malaise humain. La première partie concerne surtout la psychologie, la seconde surtout l’évolution ; il y a d’inévitables excursions dans des domaines apparemment étrangers au sujet, mais j’espère qu’elles présentent quelque intérêt en elles-mêmes. Peut-être certains lecteurs, solidement retranchés du côté humaniste dans la guerre froide qui oppose les « deux cultures », s’alarmeront-ils de cette apparente désertion. On est gêné de devoir répéter que deux demi-vérités ne font pas une vérité, ni deux moitiés de culture une culture. La science ne peut répondre à tout, mais elle sait poser les questions pertinentes. Et je ne crois pas que nous puissions formuler ces questions, même les plus simples, et moins encore établir un diagnostic, sans l’aide des sciences de la vie. Encore avons-nous besoin d’une véritable science de la vie, et non du vieux modèle automatique que nous a légué la naïve conception mécaniste du XIXe siècle. Mous ne pourrons poser les questions justes avant de remplacer cette idole rouillée par une conception neuve, et plus large, de l’organisme vivant. » (p. 8 de la présente édition).

Comment ai-je connu ce livre ?

Je connaissais le nom d’Arthur Koestler, auteur connu de la seconde moitié du XXe siècle (notamment pour Le Zéro et l’infini, histoire d’un haut responsable du parti communiste de la Russie stalinienne, de son arrestation à sa condamnation), mais c’est dans un autre livre que je l’ai découvert comme auteur et vulgarisateur scientifique. Il s’agit du livre de Charles Hampden Turner Maps of the Mind (Cartes de l’esprit), paru en français en 1990 sous le titre Atlas de notre cerveau (traduction de titre là encore discutable en ce qu’elle assimile l’esprit au cerveau...). Hélas, cet ouvrage est aujourd’hui introuvable. Hampden Turner constate qu’il existe de multiples manières de se représenter l’esprit humain et que chacune, tout en étant parcellaire, détient une partie de la vérité. Dans son livre, il présente et décrit succinctement différentes représentations ou cartes de l’esprit. J’ai trouvé cela passionnant dans la mesure où il illustre le fait que personne ne détient la totale vérité et que la diversité des points de vue est richesse potentielle pour peu que chaque point de vue soit respecté. Un chapitre du livre est consacré au modèle holarchique d’Arthur Koestler. Ce modèle a particulièrement retenu mon attention en ce sens qu’il « colle » particulièrement bien à certains concepts de l’ostéopathie, notamment le concept de globalité.