Approche tissulaire de l'ostéopathie

Livre : Approche tissulaire, livre 2

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Praticiens de la conscience

Éditions Sully, 2005 - 280 p. ISBN : 2-911074-80-7
BP 171 - 56005 Vannes Cedex
Site Internet : editions-sully.com
E-mail : editions.sully@wanadoo.fr

Introduction

« Seules sont vraies les pensées dont le contraire
est également vrai, en son temps et lieu ;
les dogmes indiscutables
sont la plus dangereuse espèce de mensonge. »

Aurobindo, 1975, 44.


En terminant le premier ouvrage sur l'approche tissulaire je notais que la remontée dans le cône conduit progressivement de la plasticité vers la fluidité, la structure devenant moins évidente à percevoir, moins facile à discerner et les fulcrums, du même coup, plus difficiles à établir : « Lorsque la matière dépasse son degré d’atomisation maximum, elle devient vie, et agit et se conforme pour s’adapter au corps de n’importe quel être de l’univers. Quand la matière n’est plus divisible, elle devient un fluide de vie qui s’unit facilement à d’autres atomes, pour devenir une masse de matière vivante pouvant se recristalliser en forme, attribuée par les causes parentes. » (Still, 2003, 264-265).

Remonter dans le cône m'a permis de développer un modèle fondé sur la conscience. Ce fut une grande étape dans ma démarche d'homme et de praticien ostéopathe. Mais, en remontant, je n'ai fait que repousser d'autant les limites de l'horizon, sans trouver de réelles réponses aux questions qui obsèdent le philosophe : qu'est-ce que la conscience, qu'est-ce que le vie, quelle est la cause de tout cela ? Après m'être senti perdu dans celui des perceptions, j'étais maintenant perdu dans l'océan de la conscience. Je ne pouvais demeurer ainsi : en tant qu'homme, en tant que thérapeute, je ressentais l'impérieux besoin de points d'appuis, de fulcrums. Alors, « Comme Colomb, je trouvai du bois flottant sur la surface. Je notai la direction du vent, d’où il venait, et dirigeai mon bateau en conséquence. » (Still, 1998, 76).