Approche tissulaire de l'ostéopathie

De la kinésithérapie à l'ostéopathie


Bastien Zajec, Septembre 2008, Lognes

Ecrire à Bastien Zajec emailButton

Télécharger le texte complet pdf_button

Résumé du mémoire

Ce mémoire confronte les identités de deux métiers : la masso kinésithérapie et l’ostéopathie.
Leur cohabitation est problématique pour l’auteur, masseur kinésithérapeute de formation ayant entrepris des études d’ostéopathie à temps plein, puisqu’elle admet la confrontation de deux identités professionnelles au sein d’une même pratique : la sienne.
Si la différence identitaire s’avère fondamentale, le cumul des deux pratiques a-t-il encore un sens ?
Se posant la question de la cohérence d’un traitement, l’auteur tente d’identifier les différences des deux professions quant à la manière d’être et de faire.
Le développement suit le fil des difficultés rencontrées par l’auteur de façon chronologique lors de son apprentissage de l’ostéopathie.


Introduction

L'arrivée de l'ostéopathie sur la scène médiatique et politique a soulevé une énorme vague de réactions.
De témoignages en invectives, les forums de la toile sont saturés de « gens qui savent ».
Ainsi, tout le monde a son « opinion virtuelle » et chacun est à son tour victime et bourreau.

A première vue, le malaise est général. Cependant, au delà des leçons bien apprises et autres arguments historiques, se dégage une impression pénible à propos de tous ceux qui parlent de kinésithérapie et d'ostéopathie : perdus ! Pire encore que les étudiants, les professionnels semblent perdus.
Ne parlons pas des patients... D'ou vient cette sensation ?
Pourquoi ai-je l'impression que la majorité des gens ne sait pas de quoi elle parle.

Les arguments sont pourtant là et certains sont réellement convaincants...
Malgré tout, d'où part-on ? Pourquoi ces professionnels ne semblent pas capables d'exprimer le fond, la base de leur réflexion.
Pourquoi n'arrivent-ils pas à définir leurs métiers respectifs ?
Ainsi, l'émergence de l'ostéopathie, puis sa « reconnaissance » officielle (la loi date du 4 mars 2002 et les décrets du 25 mars 2007) ont obligé les professionnels de santé à définir leur métiers, ce qu'ils font, ce qu'ils sont.Tempête sous les crânes ! Qui nous aurait prédit de tels chevauchements de sutures.
Être et faire, deux notions qui laissent envisager des réflexions riches de points de vue différents.
Ainsi, en tant que kinésithérapeute, ostéopathe, savons-nous ce que nous sommes, ce que nous sommes censés faire ?

Ce mémoire ne se veut pas un guide du « savoir penser » mais plutôt le résultat d'un questionnement issu de l'affrontement de deux cultures de soins au sein d'un même crâne : le mien.
Je propose donc ici, dans le cadre de ce travail de mémoire de fin d'études, une réflexion sur les différences entre le métier de masseur kinésithérapeute et celui d'ostéopathe en regard de mes interrogations en tant que masseur kinésithérapeute de formation, confronté à l'apprentissage à plein temps de l'ostéopathie.

Sommaire du mémoire

I) Introduction
II) Problématique
III) Contexte personnel
IV) Contexte professionnel


4.1: Les débuts de l'ostéopathie en France
4.2 : Médecine manuelle et reboutement en France
4.3 : Une vision de l'enseignement de la kinésithérapie il y a 50 ans
4.4 : Le créneau de la médecine manuelle en France
4.5 : Médecine manuelle, ostéopathie et médecine physique
4.6 : Quid de 2002 à 2007 ?

V) Deux professions différentes : difficultés d'approche

5.1 : Se définir
5.2 : Ostéopathie et kinésithérapie : définitions
5.3 : Signification du mot ostéopathie
5.4 : Définition de l'ostéopathie
5.5 : Signification du mot kinésithérapie
5.6 : Définition de la kinésithérapie
5.7 : Différences de définitions : discussion

VI) Rappels historiques : deux contextes différent

6.1 : Histoire de la kinésithérapie

6.1.1 : Massage et gymnastique : quelle origine ?
6.1.2 : Le véritable essor de la kinésithérapie
6.1.3 : Prise de possession du massage par les infirmières
6.1.4 : Reconnaissance, équivalences et diplômes

6.2 : Histoire de l'ostéopathie

6.2.1 : Andrew Taylor Still : fondateur de l'ostéopathie
6.2.2 : John Martin Littlejohn (1865-1947) : continue et affine
6.2.3 : William Garner Sutherland (1873-1954) : Enrichit et creuse

6.3 : Conditions d'apparitions : deux contextes historiques différents

6.3.1 : L'ostéopathie et son concepteur unique
6.3.2 : Contexte social et émergence de la masso kinésithérapie

VII) Philosophie et principes

7.1 : Philosophie ou concept de la kinésithérapie
7.2 : Principes de la kinésithérapie
7.3 : Philosophie ou concept de l'ostéopathie

7.3.1 : Philosophie
7.3.2 : Influence familiale
7.3.3 : Influence de son époque
7.3.4 : Personnalité d'A.T Still
7.3.5 : Fondements de l'ostéopathie

7.4 : Principes de l'ostéopathie
7.5 : Discussion philosophique et de principe

7.5.1 : Philosophies et principes : identification des divergences

a) Une approche du concept de la kinésithérapie
b) De la confrontation des concepts : un divorce consommé
c) Différentes façons de penser : différentes façons de pratiquer

7.5.2 : Ainsi des concepts, il en va de même pour les principes

a) Structure et fonction en kinésithérapie
b) Autres principes

VIII) Questions philosophiques : difficultés personnelles

8.1 : Prédisposition philosophique ?
8.2 : Culture de soin et champ de compréhension

IX) Le toucher et ses implications

9.1 : Débuts de cours pratiques : « la main du kiné »
9.2 : Deux mains différentes pour des buts différents


X) Diagnostic : systématisation de principe et principe de systématisation

XI) Le traitement en tant que tel

11.1 : Cohérence d'un soin

XII) Rapport entre clientèle et pratique

12.1 : Confusion Entre être et faire ; conséquences
12.2 : Responsabilité et clientèle

Conclusion
Bibliographie
Annexes