Approche tissulaire de l'ostéopathie

Héritiers dans l'être ou dans l'avoir ?

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Conséquences de la rétention

Qui dit énergie bloquée, ou retenue, dit densité, tension et inertie augmentées. De plus, la structure tissulaire conduit moins bien l’énergie à cause de l’augmentation de la densité. Rendue vulnérable aux flux la traversant, sa résistance à communiquer initie un comportement désormais différent, qui se fonde sur la résistance ou le refus comme gage de survie. Résister, refuser, devient une solution fonctionnelle de survie. Cette solution sera donc systématiquement mise en œuvre en premier dès qu’une anomalie ou un danger sont repérés dans l’environnement de la structure vivante. Comme conséquence des rétentions, notons :

bulletDiminution de la conscience (consécutive à la diminution de l’échange).
bulletAugmentation de la vulnérabilité.
bulletDensification, inertie, rétraction (consécutives à la retenue d’énergie).
bulletConséquences mécaniques.
bulletCréation d’un fulcrum non physiologique, altérant la mécanique de tout le système.
bulletAttirance des tissus connectés.
bulletRigidification progressive du système corporel, vieillissement.

Communiquer

Du point de vue de la conscience, existent deux mondes : le monde du dedans et celui du dehors. On pourrait également parler d’espace intérieur et d’espace extérieur, ou d’univers intérieur et d’univers extérieur, intérieur et extérieur constituant les deux pôles d’un couple gérant l’espace. Pour une conscience, l’espace intérieur est de nature ponctuelle. C’est le centre où se situe Je. L’espace extérieur est de nature infinie et représente le non-je.

Information et mouvement

Notre modèle a postulé que pour entretenir la conscience d’exister, Je doit établir et maintenir un échange entre son intérieur (Je) et son extérieur (non-Je), sous forme d’influx et d’efflux. Cet échange se fait sous forme d’énergie qui peut se définir comme « information en mouvement. » (Brinette, 1992, 23). Utilisée par les bio-énergéticiens, cette définition m’apparaît comme particulièrement pertinente. Elle tient compte en effet des deux aspects – subjectif et objectif – d’un même concept. Elle m’a permis de saisir que retenir de l’énergie, c’est également retenir de l’information et de comprendre ainsi certains phénomènes se produisant parfois lors de libération de zones de rétention, les décharges émotionnelles, par exemple. De l’information, Brinette nous dit qu’elle est « un concept qui se déplace » (Brinette, 1992, 23). L’information n’est pas de nature matérielle, elle est sens.

Le mot Concept vient du latin conceptus, participe passé du verbe concipere, ‘former en son sein, contenir’. « Représentation intellectuelle d’un objet conçu par l’esprit » (Larousse). « Représentation mentale générale et abstraite d’un objet. Idée (générale), notion, représentation ; conception, conceptualisation : abstraction, généralisation. Les concepts sont indépendants des langues. » (Robert). Ce dernier point est capital à connaître et à comprendre : un concept est une représentation de quelque chose, indépendante du langage utilisé pour l’exprimer. Cela nous sera très utile pour communiquer avec la structure vivante, qui répond au concept (à l’information), et non au langage. Du concept, on peut également dire que c’est la représentation qui demeure après une expérience.

Le mot information vient également du latin, informatio « dessin », « esquisse », « idée », « conception ». Parmi les définitions de information, Larousse propose : « Élément de connaissance susceptible d’être codé pour être conservé, traité ou communiqué. » Nous sommes donc là très proche de l’idée de concept. Informer, c’est « transmettre une information » (Larousse), « Donner une structure, une forme, une signification à quelque chose. » (Universalis).