Approche tissulaire de l'ostéopathie

Le niveau 1

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La conscience corporelle

Trop heureux de progresser dans ma relation aux tissus du patient et dans mon efficacité de praticien, je ne me posais pas trop de questions : j'utilisais ce qui fonctionnait.
Mais j’ai fini par trouver étrange que des structures que je considérais (en fonction de mon éducation et de mon savoir) comme essentiellement matérielles soient sensibles à la présence, à l’attention et à l’intention.

Aidé par Becker et à sa proposition de philosophie cellulaire j’en vins à imaginer que les tissus corporels vivants pouvaient être doués de conscience. Mon idée folle à moi en quelque sorte... Le plus dur fut d’accepter l’idée. Mais comme le dit Coluche, « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites ! » Ainsi s’est progressivement développé le modèle du corps conscient ou fait de consciences.

Il a fallu, bien entendu, définir la conscience. Parce que de toute évidence, les consciences corporelles ne sont pas comparables à la conscience sophistiquée de l’homo sapiens.
Je ne sais toujours pas si cette idée de conscience corporelle est vraie, mais le modèle fonctionne, c’est la raison essentielle pour laquelle je continue de l’utiliser.