Approche tissulaire de l'ostéopathie

Approche tissulaire, synthèse

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pdf_button Cet article, paru dans le n° 57, Août 2002 de la revue Energie Santé, pp. 91-96. Il tente de synthétiser le plus brièvement possible les points essentiels de l'approche tissulaire.

« Toutes les cellules ont deux choses en commun : 1/ une philosophie, 2/ un but. En tant que philosophie, elles sont universelles : elles obéissent aux mêmes lois ; en tant que but, elles ont simplement une action spécifique.[…] En tant qu’ostéopathes, nous acceptons leur action spécifique, mais nous travaillons avec leur universalité. » (Becker, cité par Duval, 1998, 5). 

La cellule, une conscience

J’envisage la cellule comme une conscience dont l’espace est limité par une membrane et centré par un fulcrum.
Le centre, fulcrum, je, conscience, est immobile par rapport à une périphérie en mouvement.
Le mouvement naît du besoin qu’a la conscience de se sentir exister. Cette sensation n’existe que dans le changement.
Ce changement se manifeste tantôt par un efflux (expansion), tantôt par un influx (rétraction).
L’alternance efflux/influx est imposée par la limite physique (la membrane) qui empêche l’expansion infinie, et par la nécessité de récupérer une partie de l’énergie dissipée.

Ainsi naît une tension réciproque au niveau périphérique de la cellule entre les forces expansives et les forces rétractives, en perpétuel recherche d’équilibre.
Ainsi naît également l’échange réciproque, la communication entre la conscience et son environnement, qui s’organise de manière rythmique.
La cellule est donc un convertisseur : elle convertit l’activité de la conscience qui est communication, en un mouvement alternatif d’expansion/rétraction
La qualité du mouvement d’une structure vivante nous renseigne sur sa qualité de communication, donc sur sa vitalité.

Organisme

La nécessité de l’échange fait de la structure vivante un système ouvert, ce qui le rend vulnérable, mais capable d’évolution.
Pour résoudre des problèmes relatifs à la survie, une solution a consisté à regrouper les cellules pour constituer organes, systèmes et organismes. Cette évolution a engendré la complexité.
Les regroupements de structures s’associent à des regroupements de consciences, un organe disposant d’une conscience d’organe, un système d’une conscience de système et un organisme d’une conscience d’organisme.

Chaque conscience étant fulcrum, existe un fulcrum qui centre chaque cellule, organe, système et organisme.
Un fulcrum est par définition immobile par rapport à tout ce qu’il centre.
Le concept de fulcrum est le même, que l’on s’adresse à une conscience ou à une structure matérielle que l’on peut envisager comme une densification de consciences.