Approche tissulaire de l'ostéopathie

Le modus operandi de l'approche tissulaire

pdf_button Une fois acceptée l'idée de conscience tissulaire, il a fallu comprendre (ou modéliser) pourquoi des zones corporelles devenaient plus denses, moins répondantes à la communication. Ainsi s’est développé le concept de rétention : une structure corporelle (faite de consciences), face à l’adversité, a tendance à réduire sa communication et à se replier sur elle-même, ce qui crée justement la densité, la tension et l’inertie que les mains perçoivent. Il est alors devenu possible de concevoir comment peut se créer et se développer un ensemble de rétentions/adaptations au sein du système corporel, ensemble qui conduit à la création du « cas ostéopathique » tel que nous le comprenons aujourd'hui. Il a fallu, alors, trouver un chemin pour aider le patient à s’en libérer. En effet, le développement de ces rétentions/adaptation crée très rapidement une inextricable complexité, inhérente à l’histoire personnelle du patient, et donc totalement personnelle, défiant toute systématisation intellectuelle de la part du praticien.
Les réponses quant au chemin à prendre pour débrouiller le cas ostéopathique sont donc dans la structure même du patientet non dans la tête du praticien.

  • Le modus operandi ou mode opératoire est le système développé pour aborder le cas du patient, le débrouiller afin d'y découvrir les informations pertinentes concernant sa libération.
  • Le modus operandi est un chemin, ou plus exactement une manière de cheminer (parce que le chemin n’est pas connu d’avance, mais s’ouvre progressivement au fur et à mesure du déroulement de la séance), mais il comporte également un ensemble de techniques permettant de déblayer les obstacles au moment opportun.

Dans le texte ici présenté, Tess Deffinis présente de manière syntétique la manière que nous avons d'aborder et de débrouiller le cas ostéopathique de nos patient.