Tous vaccinés ! Youpie !

Et voilà, le gouvernement a imposé la vaccination à toute personne s’occupant d’autres personnes et plus particulièrement, à tout personnel soignant.

« À partir du 15 septembre et jusqu’au 15 octobre 2021 inclus, les professionnels de santé et les personnes soumises à l’obligation vaccinale non vaccinés seront autorisés à exercer à condition qu’ils aient débuté leur schéma vaccinal (au moins une dose pour un schéma vaccinal à plusieurs doses) et qu’ils présentent le résultat d’un test négatif.
À compter du 16 octobre 2021, les professionnels de santé libéraux non vaccinés ou dont le schéma vaccinal n’est pas complet seront interdits d’exercer » (extrait du courrier reçu de l’ARS le 20 août 2021).

Voilà la folie pastorienne à l’œuvre ! Le fait d’utiliser l’expression folie pastorienne pourrait laisser penser que je considère Pasteur comme un fou. Ce n’est évidemment pas le cas. Je reconnais volontiers que ses recherches et la découverte des agents pathogènes ont constitué un progrès majeur pour la médecine.

Alors pourquoi parler de folie ? La folie est dans l’utilisation qui a été faite de ces découvertes et plus particulièrement dans la gestion de la dichotomie terrain/agent pathogène. Les successeurs de Pasteur en sont venus à tout mettre sur le dos des agents pathogènes, c’est-à-dire à accorder tout le pouvoir à l’agent pathogène et quasiment aucun à l’organisme hôte, considéré comme victime innocente et sans défense. En résumé, l’agent pathogène est tout et le terrain rien. Claude Bernard doit se retourner dans sa tombe…

Cette position figée conduit à l’attitude consistant à considérer l’agent pathogène comme seul responsable des maladies infectieuses, et à lui déclarer une guerre ouverte, jusqu’à vouloir l’éradiquer complètement. Voilà la folie. D’autant que la nature possède une capacité d’adaptation qui fait que tôt ou tard, l’agent pathogène développe des résistances à tous les moyens mis en place pour l’éradiquer ou trouve d’autres solutions (mutations) pour continuer d’exister.

Et bien sûr, face au corona virus, c’est l’attitude qui a prévalu. À aucun moment, face au virus, n’a été évoquée la capacité de nos organismes à lui résister et par conséquent, les mesures (à part les mesures d’hygiène ordinaires) à mettre en place pour renforcer les terrains, c’est-à-dire à « accorder sa chance » au terrain. Et même là, on nous parle d’hygiène physique (gestes barrières, lavage des mains, distanciation), mais sur l’hygiène mentale consistant à éviter d’engager les gens dans la peur, rien ! Au contraire ! Le climat de peur qui dès le départ a été soigneusement instauré et entretenu par les médias n’a fait qu’affaiblir les capacités des terrains et renforcer les aficionados de la vaccination dans leurs certitudes. Ce que nous vivons aujourd’hui est donc la manifestation de la pensée unique « le microbe est tout, le terrain rien » à l’œuvre.

Mais, pourriez-vous rétorquer, la vaccination n’est-elle pas justement un moyen permettant de renforcer les défenses du système corporel et de le rendre moins vulnérable aux microbes et aux virus ? Voire ! Cet argument peut éventuellement être avancé pour les vaccinations « classiques » de type polio, tétanos, etc. Mais qu’en est-il de la vaccination anti-covid ? Elle utilise des technologies nouvelles, jamais expérimentées sur l’homme et dont on ne sait rien quant aux conséquences éloignées, faute de recul. Engager une vaccination de masse alors qu’on n’en connaît pas les conséquences éloignées a de quoi laisser rêveur sur l’intégrité de nos dirigeants.

Malgré cela, remarquons que la pensée unique que je viens d’évoquer est tout autant à l’œuvre chez les « anti-vaccins » : le fait de mettre sur le dos du vaccin toutes les calamités possibles suppose que le système corporel ne peut rien non plus contre le vaccin et qu’il est donc une victime innocente et incapable d’y faire face, ce qui repose, là encore, sur l’idée que le terrain n’est rien.

Devant les incertitudes évoquées, j’ai longtemps résisté à l’option vaccinale, estimant que mon organisme avait la capacité de gérer sa rencontre éventuelle avec le coronavirus et acceptant le risque qu’il ne le puisse pas. Mais face à cette obligation, j’ai dû, moi aussi, me résoudre à me faire vacciner.
D’autres solutions étaient pour moi possibles, notamment celle de prendre ma retraite de praticien ostéopathe. Cela ne m’aurait pas empêché de continuer à exercer sous une autre étiquette et de continuer à enseigner. Mais justement le problème était pour moi « cette autre étiquette ». Je me sens ostéopathe et j’ai la sensation de remplir une mission qui est de nature ostéopathique. Alors, changer d’appellation m’est apparu comme une trahison de quelque chose qui est pour moi essentiel. Il y avait également de l’incohérence : enseigner l’ostéopathie sans être ostéopathe n’est pas cohérent. Enfin, la sensation de me désolidariser de mes congénères qui ne pouvaient s’offrir le luxe de ce choix m’est également apparue comme une trahison : comme les rats quittent le navire en perdition…

Je me suis donc demandé comment gérer cette difficulté, avec à l’esprit une idée que je développe souvent en stage à savoir que si ce que je vis a de l’importance, la manière de le vivre en a souvent encore plus. Cela m’a permis de passer du refus à l’acceptation (sans pour autant me mettre d’accord avec le concept de vaccination anti-covid, ni avec les méthodes utilisées pour l’imposer).

Alors, pratiquement, comment gérer cela ? Je fais partie des cinglés qui pensent que le système corporel est conscient et communiquant et j’ai donc communiqué avec lui. La réponse que j’ai obtenue est que même si ce qui lui est imposé n’est pas optimum, il a la capacité de le gérer. Que cette gestion à y regarder d’un peu près n’est ni plus difficile ni plus compliquée que la gestion de tout ce que je lui impose de non optimum au quotidien par ce que je vis, ce que je respire, bois et mange, regarde, écoute, subis comme influences électromagnétiques, etc.
Je voudrais pour terminer évoquer la notion de pardon. Le pardon dont je parle ici n’a rien à voir avec la religion. Il s’agit de la notion d’acceptation de mon implication dans ce qui est vécu. C’est en effet en pardonnant que j’en suis arrivé à vivre sereinement une situation qui m’est imposée, même si je la réprouve. J’ai conçu comme non seulement important, mais comme essentiel, d’arriver à pardonner ceux qui m’obligent à vivre cette situation, mais également de me pardonner à moi-même de ne pouvoir être totalement fidèle à mes idéaux, d’être obligé d’accepter une situation de compromis. Si j’évoque cela qui, par nature est personnel, c’est que je le crois important pour parvenir à vivre en paix avec les autres et avec moi-même une situation particulièrement difficile à vivre.