Approche tissulaire de l'ostéopathie

Biologie des croyances

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Le véritable « cerveau » de la cellule

Par définition, le cerveau est l’organe qui contrôle et coordonne la physiologie et le comportement d’un organisme. Si l’on admet que le noyau et la substance qui contient l’ADN sont le cerveau de la cellule, le retrait du noyau de la cellule (énucléation), devrait immédiatement entraîner sa mort. Or, après l’énucléation, de nombreuses cellules peuvent survivre sans leurs gènes pendant plusieurs mois. Les cellules énucléées demeurent capables d’intégrer et de métaboliser activement de la nourriture, de maintenir un fonctionnement coordonné de leur système physiologique (respiration, digestion, excrétion, motilité, etc.), elles sont capables de communiquer avec d’autres cellules, de se protéger et de croître de façon appropriée, en réaction aux stimuli de leur milieu. Ainsi, les résultats sont sans équivoque : « les cellules énucléées présentent toujours un comportement complexe, coordonné et viable, ce qui signifie que leur « cerveau » est toujours intact et fonctionnel » (Lipton, 2006-80).

Si le noyau et ses gènes ne constituent pas le cerveau de la cellule, quelle est donc la contribution de l’ADN à la vie des cellules ? Les cellules énucléées meurent non pas parce qu’elles ont perdu leur cerveau, mais leur faculté de se régénérer : elles ne peuvent ni se reproduire ni remplacer les protéines affaiblies dont elles sont composées. « Le noyau n’est donc pas le cerveau de la cellule, mais sa gonade » (Lipton, 2006, 80).

Epigénétique

Parallèlement au programme du génome humain, un groupe de scientifiques a inauguré un domaine nouveau et révolutionnaire de la biologie, l’épigenèse, terme qui signifie littéralement « contrôle au-dessus de la génétique. » Selon Lipton, cette science change profondément notre façon de comprendre la manière dont la vie est contrôlée : « Au cours de la dernière décennie, la recherche épigénétique a pu établir que les matrices d’ADN transmises par les gènes n’étaient pas coulées dans le béton à la naissance. Les gènes ne sont donc pas synonymes de destin ! Les facteurs environnementaux, notamment l’alimentation, le stress et les émotions, peuvent modifier ces gènes, sans toutefois en changer la matrice de base. Et les épigénéticiens ont découvert que ces modifications pouvaient être transmises aux générations futures aussi assurément que les matrices d’ADN se transmettaient par la double hélice (Reik et Walter, 2001 ; Surani, 2001) » (Lipton, 2006, 81).

Les signaux de l’environnement

L’épigénétique aboutit à la conclusion que ce sont les signaux de l’environnement qui contrôlent l’activité des gènes. Le schème illustrant la primauté de l’ADN est aujourd’hui dépassé. Le schème revu du flux d’information devrait s’intituler « primauté de l’environnement ». « Ainsi, le nouveau flux d’information en biologie est plus précis : il commence par un signal environnemental et passe ensuite à la protéine régulatrice et à l’ADN, puis à l’ARN, dont résulte une protéine. La science de l’épigenèse a aussi clairement établi l’existence de deux mécanismes par lesquels les organismes transmettent l’information héréditaire. Ces mécanismes permettent aux scientifiques d’étudier aussi bien la contribution de la nature (gènes) que celle de la culture (mécanismes épigénétiques) dans le comportement humain. En se concentrant uniquement sur les matrices de l’ADN, comme les scientifiques l’ont fait pendant des décennies, l’influence de l’environnement reste insondable (Dennis, 2003 ; Chakravarti et Little, 2003) » (Lipton, 2006, 84).

De nombreuses études ont établi que les mécanismes épigénétiques interviennent dans une variété de maladies, dont le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète. « En fait, seuls 5 % des patients atteints de cancer ou de maladies cardiovasculaires peuvent imputer leur maladie à l’hérédité (Willett, 2002). Quand les médias ont annoncé tambour battant la découverte des gènes BRCA1 et BRCA2 du cancer du sein, ils ont omis de souligner que 95 % des cancers du sein n’étaient pas transmis génétiquement. La malignité chez bon nombre de patients cancéreux provient d’altérations épigénétiques d’origine environnementale, et non de gènes défectueux (Kling, 2003; Jones, 2001 ; Seppa, 2000; Baylin, 1997) » (Lipton, 2006, 87).

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