Approche tissulaire de l'ostéopathie

Biologie des croyances

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Le mental plus fort que le physique

Une série d’expérience réalisées par Lipton portant sur les commandes membranaires de perception qui contrôlent le changement de comportement cellulaire, l’ont amené à constater au niveau de la cellule, une vérité applicable aux organismes multicellulaires, à savoir que le mental (par le biais de l’adrénaline venant du système nerveux central) outrepasse le physique (signaux d’histamine locaux) et que les ordres venant du système nerveux central priment sur ceux émanant de niveaux inférieurs dans l’organisation du système.

« La commande que j’étudiais en particulier présente une protéine réceptrice qui réagit à l’histamine, molécule que le corps utilise un peu comme un système d’alarme d’urgence locale. J’ai découvert qu’il existe deux types de commandes, les H1 et H2, lesquelles répondent au même signal d’histamine. Une fois activées, les commandes ayant des récepteurs H1 d’histamine amorcent une réaction de défense, comme le comportement observé chez les cellules cultivées en milieu toxique. Quant aux commandes ayant des récepteurs H2 d’histamine, elles amorcent une réaction de croissance, comme le comportement observé chez les cellules cultivées en présence de nutriments. » (Lipton, 2006, 167).

Mais, dans le corps, l’adrénaline, système de réaction aux signaux d’urgence, dispose également de commandes activant deux types de récepteurs d’adrénaline, appelés alpha et béta provoquant exactement les mêmes comportements cellulaires que ceux de l’histamine. « Lorsque la commande d’une PMI comporte un récepteur alpha-adrénergique, le signal d’adrénaline suscite une réaction de défense. Lorsque la commande comporte un récepteur bêta-adrénergique, le même signal d’adrénaline entraîne une réaction de croissance » (Lipton & al., 1992).

« Néanmoins, lorsque j’ai ajouté à la fois de l’histamine et de l’adrénaline à mes cultures de tissus, je me suis rendu compte que les signaux d’adrénaline, émis par le système nerveux central, outrepassaient l’influence des signaux d’histamine, produits localement. C’est ici qu’entre en jeu la politique communautaire décrite plus tôt. Imaginez que vous travaillez dans une banque. Le directeur de la succursale vous donne un ordre, mais le grand PDG entre et vous dicte le contraire. A qui obéirez-vous ? Si vous tenez à votre emploi, vous exécuterez les ordres du PDG. Des priorités similaires sont intégrées à notre biologie ; ainsi, les cellules suivent les directives du grand patron, le système nerveux, même si ces signaux entrent en conflit avec les stimuli locaux » (Lipton, 2006, 168).

Deux réactions fondamentales

L’évolution nous a dotés de nombreux mécanismes de survie, lesquels se divisent grosso modo en deux groupes : la croissance et la défense. Ces mécanismes constituent les comportements fondamentaux nécessaires à la survie d’un organisme. « Chaque jour, des milliards de cellules de votre corps s’usent et doivent être remplacées. Par exemple, les cellules qui tapissent vos entrailles sont remplacées toutes les soixante-douze heures. Afin de maintenir ce roulement continu de cellules, votre corps doit déployer chaque jour une importante quantité d’énergie » (Lipton, 2006, 179).

Bruce Lipton évoque des expériences de laboratoire dans lesquelles il a constaté que des cellules endothéliales humaines en culture, fuient les toxines introduites dans la boîte de Pétri, « tout comme les humains fuient les couguars en montagne, ou les voleurs dans les rues sombres » (Lipton, 2006, 179), alors, qu’au contraire, elles s’agrègent autour des nutriments, « à l’exemple des humains attirés par les repas et l’amour » (179).

Ces mouvements opposés sont les deux réactions élémentaires d’une cellule aux stimuli de son environnement. L’attraction vers un signal favorable à la vie, telle la nourriture, caractérise une réaction de croissance ; la fuite devant un signal menaçant, telles les toxines, caractérise une réaction de défense. Certains stimuli environnementaux sont neutres et ne provoquent ni réaction de croissance ni réaction de défense.

Deux mécanismes antinomiques

Lipton indique également que ses recherches à Stanford ont démontré que ces comportements de croissance et de défense sont tout aussi essentiels à la survie chez les organismes multicellulaires comme les humains, qu’aux organismes plus élémentaires. De plus, ces deux mécanismes de survie opposés, qui ont mis des milliards d’années à évoluer ne peuvent fonctionner simultanément de manière optimale. « Autrement dit, les cellules ne peuvent à la fois avancer et reculer. Les cellules de vaisseaux sanguins que j’ai étudiées à Stanford étaient dotées d’une configuration anatomique microscopique pour la nutrition et d’une autre, totalement différente, pour une réaction de défense. En définitive, il leur était impossible de présenter les deux configurations en même temps » (Lipton et al., 1991).

Restriction de la relation

Le processus de croissance nécessite une communication ouverte entre L’organisme et son environnement. Par exemple, l’absorption de nourriture et l’élimination de déchets. En revanche, la défense nécessite la fermeture du système pour isoler l’organisme du danger. De plus, le processus de croissance ne fait pas que dépenser l’énergie. Il s’avère également nécessaire pour en produire. Par conséquent, une réaction de défense soutenue freine la production d’énergie vitale.

Tout comme les organismes plus simples, les humains, lorsqu’ils passent en mode de défense, restreignent leur comportement de croissance. La redistribution des réserves énergétiques dans la réaction de défense freine inévitablement celle de la croissance.

On pourrait penser qu’en supprimant simplement les facteurs de stress, donc en diminuant au minimum le mécanisme de défense, tout serait pour le mieux. Mais il n’en est pas ainsi. « Dans la séquence croissance-défense, l’élimination du stress vous amène seulement au point neutre. Pour vous épanouir, vous devez non seulement éliminer le stress mais aussi chercher activement à vivre dans la joie, l’amour et la satisfaction afin de stimuler le processus de croissance » (Lipton, 2006, 181).

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