Approche tissulaire de l'ostéopathie

Biologie des croyances

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Biologie et croyances

Lipton raconte l’histoire du Dr Albert Mason qui, en 1952, en utilisant l’hypnose, avait traité avec succès un garçon de quinze ans dont le corps était couvert de verrues. Or, il apprit que le garçon ne souffrait pas de verrues, mais d’une maladie génétique mortelle appelée ichtyose congénitale. À partir de ce moment, ses traitements sur d’autres cas ne fonctionnèrent plus. Il imputa son échec à sa croyance par rapport au traitement.

La question qui vient logiquement à l’esprit est de savoir comment il est possible que l’esprit soit parvenu à outrepasser la programmation génétique, comme dans ce cas ? En quoi la croyance de Mason en son traitement a-t-elle pu influer sur le résultat ? Selon Lipton, la nouvelle biologie fournit quelques réponses à ces questions.

Si nous admettons que matière et énergie sont enchevêtrées, il en découle logiquement que l’esprit (énergie) et le corps (matière) sont liés de façon similaire et ce, bien que la médecine occidentale ait vaillamment tenté de les séparer depuis des centaines d’années.

L’univers quantique réunit ce qui, depuis Descartes, a été séparé. « Notre nouvelle compréhension des mécaniques de l’univers nous révèle de quelle manière l’esprit immatériel peut avoir une incidence sur le corps physique. La pensée, cette énergie de l’esprit, affecte directement la façon dont le cerveau contrôle la physiologie. L’« énergie » de la pensée peut activer ou inhiber la production cellulaire de protéines par la mécanique des interférences constructives et négatives, déjà évoquée » (Lipton, 2006, 153).

Les croyances contrôlent la biologie

« Nos réactions aux stimuli sont contrôlées par les perceptions, mais les perceptions acquises ne sont pas toutes exactes » (Lipton, 2006, 166). La perception « contrôle » la biologie, mais les perceptions peuvent être vraies ou fausses, notamment parce que les réflexes comportementaux élémentaires acquis au fil de l’évolution se sont transmis sous forme d’instinct génétique. L’apparition de cerveaux plus volumineux (ayant un plus grand nombre de neurones) a permis aux organismes de se fier à un comportement instinctif, mais également d’apprendre de leur expérience. L’apprentissage de nouveaux automatismes est essentiellement le résultat du conditionnement. Malheureusement, un conditionnement (hérité du passé) n’est pas forcément adapté à ce qui se vit dans l’espace/temps présent. « Ainsi, il serait plus exact d’appeler ces perceptions de contrôle des croyances » (Lipton, 2006, 166).

« Les croyances contrôlent la biologie ! Réfléchissez au sens de cette information. Nous avons la capacité d’évaluer consciemment nos réactions aux stimuli et de changer nos vieilles réactions n’importe quand... après nous être occupés du puissant inconscient [...]. Dès lors, nous ne sommes donc pas esclaves de nos gènes ni de nos comportements autodestructeurs » (Lipton, 2006, 166). En effet, notre héritage de conditionnements est fort important et quasiment inconscient. Il convient donc de travailler sur cet inconscient, autrement plus complexe que l’inconscient freudien.

Perception et émotions

« Chez les formes de vie supérieures plus conscientes, le cerveau s’est spécialisé pour permettre à toute la communauté de se syntoniser sur ses signaux régulateurs. Le système limbique s’est doté d’un mécanisme unique qui convertit les signaux communicationnels chimiques en sensations que toutes les cellules de la communauté sont aptes à ressentir. Notre conscient ressent ces signaux en tant qu’émotions. Le conscient ne se limite pas à ‘lire’ le flux de signaux de coordination cellulaire qui constituent la ‘conscience’ corporelle. En réalité, il peut également générer des émotions sous la forme d’une émission de signaux régulateurs contrôlée par le système nerveux » (Lipton, 2006, 162).

Placebo, l’effet croyance

Alors que la médecine déprécie l’effet placebo et tente de le minimiser au maximum, Lipton l’appelle effet croyance et le célèbre comme preuve évidente de la capacité de guérison de l’esprit et du corps : « L’effet placebo devrait être un sujet d’étude majeur dans les écoles de médecine. Je suis convaincu que l’éducation d’ordre médical devrait former les médecins à reconnaître le pouvoir de nos ressources intérieures. Les médecins ne devraient pas juger le pouvoir de l’esprit comme étant inférieur à celui de la chimie et du scalpel. Ils devraient abandonner la conviction que le corps et ses parties sont fondamentalement stupides et nécessitent une intervention externe pour rester en santé. » (Lipton, 2006, 169). Voilà qui rejoint évidemment les préoccupations stilliennes...

Nocebo, l’effet des croyances négatives

Même si de nombreux professionnels de la santé sont conscients de l’effet placebo, peu considèrent et utilisent son potentiel d’autoguérison. En revanche, si la pensée positive peut nous aider à améliorer notre santé, on peut facilement imaginer les effets que peut produire la pensée négative. Si l’on donne au phénomène qui guérit par suggestion (consciente ou inconsciente) le nom de placebo, on peut donner à son contraire, le nom de nocebo. En médecine, mais également dans la vie, et en fonction de nos conditionnements, l’effet nocebo peut s’avérer aussi puissant que l’effet placebo...

Conditionnements

Lipton termine son ouvrage en évoquant l’importance de la programmation (conditionnement) consciente et inconsciente initiée par l’environnement éducatif, et ce, depuis la conception et sur le rôle essentiel des parents et de leur attitude face à l’enfant vivant.

Comme l’essentiel se joue de manière non consciente (parce que les influences positives ou négatives commencent avant que l’enfant ait développé une pleine conscience de ce qu’il vit), nous sommes bien souvent victimes de conditionnements acquis qu’il est essentiel de « déprogrammer » avant de pouvoir bénéficier d’un niveau de santé optimum.

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