Approche tissulaire de l'ostéopathie

Le partenaire silencieux de Rollin Becker - Un point d'appui

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Question : Cela voudrait dire qu’une partie de notre travail consiste à s’ouvrir à cela, à s’en remettre à Dieu ?
En fait, cela se résume à quoi ou qui vous vous en remettez. Votre Partenaire Silencieux est un point d’appui ; il est absolument immobile.[3] Il n’y a pas d’énergie en mouvement dans le Partenaire Silencieux, aucune. Il est tout énergie, mais elle n’est pas en mouvement. C’est en fait la source de l’énergie, l’état duquel vient l’énergie. Ce n’est pas de l’énergie en mouvement, c’est un pur potentiel. C’est omnipotent. Il n’y a aucun mouvement et c’est pourtant tout mouvement. C’est, tout simplement, et vous vous en remettez à lui. Sentez la tranquillité qui s’est développée dans cette pièce. C’est la même tranquillité et vous pouvez la ressentir mais ce n’est pas quelque chose auquel vous travaillez. Si vous y travaillez, vous le ratez. C’est une tranquillité vivante dont notre conscience en éveil peut être  consciente. Cette conscience en éveil est avec notre grand Esprit, non pas notre petit esprit. La conscience, l’éveil, c’est l’acceptation de quelque chose.
Bien que cela puisse vous paraître ésotérique, c’est une expérience tangible. De temps en temps, lorsque je traite des patients dans mon cabinet, on pourrait prendre la tranquillité régnant dans la pièce, la couper au couteau, et en faire un igloo – ça vous donne une idée de cette tranquillité. Qu’est-ce que ça met en scène ? Je n’en ai pas la moindre idée, pas plus que de qui soigne. C’est là pour rencontrer le besoin de quelque chose qui suit son cours pour cet individu particulier. D’où ça vient et où ça va ? Ce n’est pas important. C’est un mode de vie, un mode de Vie avec un « V » majuscule. Voilà, ce que c’est. Ne le compliquez pas. Vous pouvez dès maintenant contacter votre Partenaire Silencieux, ainsi que celui de quelqu’un d’autre, puis vous en remettre à eux. Tout le monde peut faire ça. Nous avons tous les même ressources.
Il est possible d’apprendre à vivre dans la « présence », comme la nomme Joël Goldsmith, 24 heures sur 24. Mais nous l’oublions sans cesse, distraits que nous sommes par le monde qui nous entoure. Mais, en dépit du fait que nous marchons dans le monde, il est possible de s’abandonner à cette chose avec laquelle il suffit d’établir un contact. Le problème consiste juste à continuer de s’abandonner dans une expérience d’éveil conscient ; cela devient alors une habitude. Il est pratiquement impossible pour nous de le faire en permanence, parce que nous sommes des êtres humains qui vivons ce monde. Je suis fatigué, et en rentrant à la maison, quelqu’un me bloque et je deviens fou. Ainsi, c’est dur de le faire, mais c’est aussi simple que ça – un abandon conscient, personnel, supra-personnel, même, à cette tranquillité qui est une partie de notre être.