Approche tissulaire de l'ostéopathie

Livre : Manuel de principes de l’ostéopathie - Les techniques de Still

Index de l'article

Immergé dans la dynamique stillienne, j’eus l’occasion, en 1998, de participer à un voyage à Kirksville, organisé par Bruno Ducoux « Sur les traces de l’ostéopathie, » au cours duquel nous avons eu l’opportunité de rencontrer Richard Still Jr, arrière-petit-fils de Still. [4] Nous avons été fort surpris en le voyant travailler de ne pas le voir « manipuler, » c’est-à-dire thruster. Devant notre étonnement, Richard Still affirma la chose suivante : « de son vivant A. T. Still a toujours interdit les techniques de ‘ cracking ‘ qu’il ne considérait pas comme appartenant à la pratique de l’ostéopathie. » [5] Effectivement, les techniques que nous avons vu Richard Still pratiquer étaient douces, lentes, profondes, indolores et pourtant efficaces (aux dires des patients qu’il traita devant nous).

Lors de ce même voyage, à l’occasion du Founder’s Day, [6] nous avons assisté à une présentation de Richard Van Buskirk, DO sur les techniques de Still. [7] Cet ostéopathe s’est, lui aussi, intéressé à la manière dont travaillait Still et, faute d’informations émanant de Still lui-même, s’est logiquement tourné vers les « vieux grimoires, » cherchant dans les écrits des premiers étudiants de Still des informations sur les techniques utilisées à l’époque. Il mentionne plus particulièrement le livre de Charles Hazzard, Practice and Applied Therapeutics of Osteopathy (Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie). Hazzard, DO lui-même, fut professeur d’histologie et de pathologie à l’American School of Osteopathy de Kirksville entre 1897 et 1898, puis professeur de principes ostéopathiques entre 1898-99. [8]

De l’étude de cet ouvrage, il a déduit ce que pouvait être la manière dont Still traitait ses patients (les techniques qu’il utilisait) et en donne le résumé suivant :

1. Déterminer dans quelle direction l’articulation ou le tissu bouge le plus facilement, ou son positionnement.

2. L’amener ainsi que ses tissus environnants dans cette position d’aisance.

3. Exagérer suffisamment cette position d’aisance pour relâcher le tissu affecté et ceux qui l’environnent.

4. Induire vers le tissu affecté un vecteur de force n’excédant pas 2,250 kilos (5 livres).

5. En utilisant le vecteur force comme un levier, porter le tissu vers et au delà de la restriction initiale.

6. Au moment où le couple compression – mouvement tissulaire emmène le tissu au-delà de sa zone de restriction précédente, un relâchement palpable se produit.

7. Le vecteur force est alors relâché, et le tissu passivement ramené à sa position neutre et retesté.

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