Approche tissulaire de l'ostéopathie

Covid-19 - le salaire de la peur

covid

Les mois que viennent de s’écouler ont été fertiles en événements extraordinaires initiés par l’apparition dans nos vies d’un étrange personnage, le virus covid. Cette période a fait surgir un certain nombres de faits dont certains ne sont pas très reluisants (Perronne, 2020).
Pour ce sujet et pour bien d’autres concernant la santé, me vient la célèbre phrase de Clemenceau concernant la guerre : « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. » Nous pourrions le paraphraser en disant « La santé ! C’est une chose trop grave pour la confier aux seuls médecins » (qui d’ailleurs se préoccupent bien plus de maladie que de santé…).

Le confinement : reculer pour mieux sauter

Outre les ravages engendrés sur le plan économique, le confinement a montré une utilité tout à fait relative et surtout particulièrement transitoire. Il a très certainement permis de freiner pour un temps, de manière spectaculaire la propagation du virus. Mais il n’a pas permis de le supprimer, de sorte qu’une fois le confinement terminé, ce dernier continue de circuler et de se propager.

En fait, vu du point de vue de nos modèles, le confinement n’est rien d’autre qu’une rétention (retrait, diminution de la communication). Comme toute rétention, cette solution peut s’avérer efficace, mais elle doit rester transitoire. Et pour le coup, ses effets secondaires sur la vie de l’ensemble du groupe humain sont par ailleurs tellement dévastateurs, qu’il semble inenvisageable de la perpétuer.

Il va falloir faire avec

À l’évidence, covid existe toujours et n’est pas prêt d’être éradiqué. Peut-on d’ailleurs éradiquer un virus ? Quelle que soit son origine (accidentelle ou non, malveillante ou non), maintenant qu’il existe il va se comporter comme n’importe quelle entité vivante qui n’a d’autre objectif que simplement continuer d’exister.

Il semble incorrect de lui prêter des intentions malveillantes – à moins peut-être que la malveillance ait présidé à sa création, ce que nous ne pouvons affirmer – mais nous pouvons certainement lui prêter l’intention de continuer d’exister. Et pour cela il lui suffit, comme n’importe quel autre virus, de trouver un terrain favorable sur lequel se fixer et proliférer.

Alors, plutôt que de mettre toute la puissance du côté du covid « l’agresseur », comme ne cesse de l’instiller les médias, il serait peut-être temps de se préoccuper de « l’agressé » et des moyens à sa disposition pour ne pas être attaqué et/ou résister au virus lorsqu’il a réussi à s’implanter.

Ici, nous nous trouvons face à la « folie pastorienne ». Lorsque je parle de folie pastorienne, je ne veux pas dire que les théories de Pasteur sont folles, non, évidemment. Ce qui est fou, c’est de mettre le pouvoir totalement sur le virus (l’agresseur), sans se préoccuper des raisons qui font que l’agressé a pu l’héberger.

Par rapport à cette question, le système médical utilise la logique du tout ou rien issue d’Aristote (pas d’intermédiaire entre deux extrêmes, le noir et blanc, le beau et le laid, l’agresseur et l’agressé). En mettant tout « sur le dos » de l’agresseur, on suppose que l’agressé n’y est pour rien et surtout, n’y peut rien faire. Cela rejette la totale responsabilité sur le virus et en enlève d’autant à l’agressé.

La logique du tiers inclus héritée de Lupasco développée dans notre modèle nous fait envisager une multitude d’états intermédiaires possibles entre ces deux extrêmes et du coup, retire au virus une partie de son pouvoir et de sa responsabilité (pouvoir et responsabilité qu’il a bel et bien) pour les redonner à son hôte potentiel.

En adoptant un tel point de vue, il devient logique de penser que nous ne sommes pas totalement impuissants face au virus et que nous pouvons certainement développer des moyens et des attitudes qui nous rendrons moins vulnérables.

Faire avec le covid

La première chose à intégrer, je pense, c’est qu’il va falloir nous résigner à vivre avec le covid. Cela étant, rien ici d’extraordinaire, puisque nous vivons déjà avec des millions de micro-organismes dont beaucoup ne sont même pas nuisibles voire sont utiles et même nécessaires à notre survie.

Les mesures logiques

Un certain nombre de mesures déjà proposées, dites de protection, semblent tout de même comporter une certaine logique : hygiène générale et des mains, distanciation sociale, diminution des contacts, évitement des grands rassemblements, port du masque, etc. Mais si ces mesures peuvent éventuellement diminuer les risques de contamination, elles ne peuvent totalement nous en préserver.

La gestion de la peur

Outre les mesures qui viennent d’être évoquées, la première chose à faire est probablement de se préoccuper de la gestion de la peur. Et pour ce problème, une première mesure serait de se protéger de l’influence délétère des médias qui depuis le début de la crise ne cessent d’agir en instillant, journellement, répétitivement, insidieusement, un climat de peur et de danger permanents.

Malgré toutes les grandes affirmations des responsables des médias qui se disent « indépendants » du pouvoir, j’ai du mal à croire que ce dernier soit tout à fait innocent par rapport à l’instauration du climat délétère que l’on nous impose depuis le début. Il est en effet bien plus facile de contrôler et de gérer un groupe humain lorsqu’il est sous l’emprise de la peur. La peur rétrécit, intériorise, inhibe toute velléité d’entreprendre et de résister…

Mais outre le fait de se protéger du matraquage médiatique, existent d’autres mesures qui, sans être miraculeuses, seraient probablement très salutaires. Une première chose me semble de parvenir à changer de point de vue par rapport au covid, de comprendre qu’il s’agit d’une relation inéluctable. Cela nous permettra de lui retirer une partie du pouvoir néfaste qu’il représente effectivement pour nous redonner le pouvoir de mieux gérer notre relation avec lui.

Le point de vue de l’ostéopathe

Les fondements de l’ostéopathie nous disent, entre autres, que nous sommes des systèmes auto-régulés, conçus pour la santé et orientés vers elle, capables de nous protéger et de nous défendre face aux diverses agressions auxquelles nous sommes soumis.

Par rapport aux micro-organismes, on trouve chez Still le même point de vue que celui adopté par Claude Bernard qui relativisait l’importance du microbe par rapport au terrain et se demandait pourquoi, alors que plusieurs personnes sont en contact avec les microbes, certains tombent malades et d’autres, non…

De nombreux auteurs rapportent avoir trouvé de telles formations, comme les microbes, les germes, les bactéries, les parasites et ainsi de suite, sur la liste des formations anormales, dans le sang, le pus, les matières fécales et autres substances du corps. Nous accepterons de bon cœur qu’il s’agisse là de vérités rapportées comme résultats de découvertes faites par nombre de scientifiques parmi les plus érudits et les plus méticuleux des générations passées et de la génération actuelle. Afin que l’étudiant puisse mieux comprendre mon objectif, je vais admettre et accepter que ces organismes, tels qu’ils ont été décrits, sont trouvés dans la maladie des poumons, de l’estomac, des intestins, du foie, des reins, ou de tout organe au sein du système. Je ne cherche aucunement à nier leur existence mais désire utiliser quelques témoins et tenter de démontrer que tout changement anormal de ce type trouve sa cause dans la suspension du sang artériel ou veineux ou dans la lymphe ou l’interruption des systèmes excréteurs ou de leur approvisionnement nerveux, à quelque endroit important de leur travail physique. La propreté de l’atelier est tout aussi nécessaire à la construction de la pièce désirée que l’habileté du mécanicien. Une recherche attentive du lien rompu qui a permis à la chaîne de la vie d’échouer à accomplir jusqu’au bout son ouvrage et qui a laissé se corrompre les substances de la vie dans le sang ou la lymphe avant qu’elles ne soient utilisées là où elles ont été prévues pour l’être, doit être instituée. Je désire graver en vous l’idée que tout pus morbide, lymphe appauvrie et sang défectueux ne sont que des effets dont un lien rompu est la cause, et que les bactéries ne sont que les busards, formés par le biogène qui existe même dans le sang morbide (Still, 2009, 199-200).

Évidemment, l’ostéopathie propose de nombreuses mesures et techniques permettant d’optimiser nos systèmes corporels. Sur ce point, je n’ai pas grand-chose à apporter de nouveau. Mais elle propose bien plus encore, et notamment l’idée que nous ne sommes pas que des corps, mais des êtres, dotés d’un mental :

Et après toutes ces explications, nous devons décider que l’homme, lorsqu’il est complet, est trin. En premier, le corps matériel, en second, l’être spirituel, en troisième, un être de raison de loin supérieur à tous les mouvements vitaux et aux formes matérielles, dont le devoir est de diriger sagement ce grand mécanisme de vie. (Still, 2009, 39).

Conscience et pensée créatrice

Puisque nous ne sommes pas que des corps matériels, contrairement à ce que présuppose la science et la médecine matérialistes, mais des êtres dotés d’un mental et d’un corps, il semble pertinent d’essayer d’envisager en quoi l’être et son mental peuvent intervenir dans la gestion de l’ensemble et d’essayer de déterminer des éléments sur lesquels agir pour modifier notre relationnel par rapport au covid.

En dehors d’un état de santé équilibré, un des éléments pouvant jouer un rôle important en notre faveur ou notre défaveur face au covid, c’est l’émotionnel. Et sur ce point, il n’est pas besoin d’être très perspicace pour constater que tout est fait pour entretenir un climat de peur.

Gérer la peur

La peur est probablement l’émotion la plus élémentaire et aussi la plus répandue chez le vivant. Dès qu’un organisme existe, la peur de ne plus exister est présente avec lui. La peur est l’émotion typique du danger. Elle provoque le retrait, la fermeture, la vulnérabilité. Elle déprime le système immunitaire. Comme déjà évoqué, la première précaution par rapport à la peur, c’est de se préserver autant que faire se peut de l’influence négative des médias.

Réfléchissons à une simple question : qui a peur ? Est-ce le corps ou bien plutôt l’être et son mental. Et si nous admettons le concept de la pensée créatrice inhérente à notre modèle (la conscience crée la matière et non l’inverse), la manière dont nous allons gérer ou tenter de gérer la peur a sans doute une grande importance.

Ici, me vient la pensée d’Émile Coué, le créateur tellement décrié et moqué de la pensée positive. Les gens qui le moquent ne se sont, pour la plupart, pas donné la peine de l’étudier honnêtement. Coué a trouvé quelque chose de génial qui fonde son système :

Chaque fois qu’il y a conflit entre l’imagination et la volonté, c’est toujours l’imagination qui l’emporte et, dans ce cas, non seulement nous ne faisons pas ce que nous voulons, mais nous faisons précisément le contraire de ce que nous voulons, et plus nous faisons d’efforts volontaires, plus nous faisons le contraire de ce que nous voulons (Coué, 1976, 13).

Regardons de plus près ce qui se passe lorsque j’ai peur de quelque chose. En fait, sans m’en rendre compte, j’ai déjà créé par la pensée la chose dont j’ai peur, comme si elle était arrivée. Je crée donc la chose arrivée (imagination) et je viens par la suite contre-créer de la pensée venant s’opposer à cette première création (volonté). Et c’est toujours la première création qui l’emporte.
Le problème avec la peur, est que nous avons accumulé dans notre inconscient une multitude de situations chargées de peur et que la peur d’aujourd’hui vient mettre en résonance un grand nombre de peurs passées, de sorte qu’il est difficile de contrôler les choses.
Le fait d’avoir conscience du phénomène est déjà un premier pas. Un second consiste à ne pas se laisser submerger par ces peurs inconscientes qui se trouvent réactivées. Tous les processus de relaxation, de détente et de gestion du mental peuvent s’avérer particulièrement utiles.
Pour nous, les auto-compressions occipitales, avec un ballon dans les mains permettant de percevoir les réponses tissulaires et de suivre les libérations lorsque nous portons notre attention sur une zone du corps que nous ressentons comme dense.
Ils ne remplacent pas une démarche personnelle qui permettra de retrouver les principales situations de peur et de les vider de leur charge émotionnelle. C’est un processus à long terme, mais il faut largement la peine d’être entrepris.

Cela ne nous rendra pas invulnérables au covid, mais très certainement moins vulnérables, plus sereins et sans doute bien plus capables de gérer notre relation avec lui.

Bibliogprahie

Centassi René. Tous Les Jours de Mieux En Mieux. Paris: Robert Laffont, 1990.
Coué, Emile. Oeuvres complètes. Paris: Astra, 1094.
Michel, Jean-Dominique. Covid: Anatomie d’une Crise Sanitaire. Débats. Paris: Humen Sciences, 2020.
Perronne, Christian. Y A-t-Il Une Erreur Qu’ils n’ont Pas Commise? Covid-19: L’union Sacrée de l’incompétence et de l’arrogance. Paris: Albin Michel, 2020.
Still, Andrew Taylor. La Philosophie et Les Principes Mécaniques de l’ostéopathie. Paris: Frison-Roche, 2001.

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