Approche tissulaire de l'ostéopathie

La grande braderie

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Des idées

Dans la salle d’attente du prothésiste dentaire que je suis allé immédiatement consulter, j’ai réfléchi et tout cela m’a donné des idées... altruistes. La première a été de donner suite à un rêve que je caresse depuis longtemps (ah les caresses de rêve !), un projet qui me tient à cœur et que je n’ai jamais osé réaliser : la fondation de mon propre collège d’ostéopathie. Si, si. Je sais, il y en a déjà beaucoup, mais au point où nous en sommes, tant qu’on peut exploiter le filon (altruiste évidemment), faisons-le. Je vais l’appeler le COIT (Collège d’Ostéopathie Intra Tissulaire) avec comme sous-titre, « L’apprentissage de l’ostéopathie, enfin un plaisir ! » Mais je proposerai une formation plus courte que celle du site dont nous venons de parler, parce que tant qu’à faire de donner dans l’altruiste, autant ne pas faire perdre plus de temps qu’il n’en faut aux gens qui s’inscriront. On fera ça sur 2-3 jours, ça devrait suffire. Elle est pas belle la vie ? (C’est mieux avec le COIT qu’avec le jambon de Fleury-Michon, non ? Il est vrai que nous n’avons pas le mêmes valeurs...)

Et puis, sur le chemin du retour, une autre idée m’est venue : pourquoi déranger les gens ? Après tout, ce n’est peut-être pas indispensable. Alors, je vais créer une formation par courrier électronique. Je vais l’appeler Ostéomail. Un slogan simple : « Pas la peine de vous déranger. Quelques échanges de courrier suffiront. »

Et finalement, je me suis dit que ce n’est peut-être pas la peine de déranger les gens avec des courriers électroniques. Envoyez-moi votre numéro de carte bleue et je vous renverrai par retour votre diplôme.

Évidemment, je dérisionne (je sais ce verbe n’existe pas, mais je n’en ai pas trouvé d’autre). Comme Boris Vian, je pense que l’humour est la politesse du désespoir. Il est souvent la seule possibilité qu’il nous reste dans les situations inimaginables. Parce que j’ai conscience qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à faire à cela. Une chose pourtant m’étonne : c’est que quasiment personne n’ait réagi, notamment parmi les jeunes. Il y a des posts dans les forums, ça râle tant et plus, mais quand on demande : « alors qu’as-tu fait de concret ? » La réponse est : « Rien. » Eh les amis ! Ne voyez-vous pas que ce qui se fait là est non seulement inadmissible sur le plan éthique mais en plus carrément provocateur ?

Comme je l’ai indiqué dans ma lettre ouverte à Anaïs, je fais partie de la génération qui a dû lutter pour obtenir le droit de pratiquer légalement cette merveilleuse approche de la santé qu’est l’ostéopathie. Je comprends qu’il y a saut de génération très important : lorsque j’ai pris mon statut d’ostéopathe démarqué totalement, en 1985, la plupart de celles et ceux qui commencent aujourd’hui leur carrière d’ostéopathe n’étaient pas nés ou encore dans les couches. Je comprends donc que nos luttes d’alors ne signifient pas grand chose pour vous. Mais là, il s’agit de votre avenir professionnel !

Je suis personnellement relativement plus proche de la retraite que de mes débuts et ma place est faite depuis longtemps. Je n’ai rien à redouter d’une formation comme celle de Gœtt et n’ai plus grand-chose à prouver à personne (c’est de toute manière inutile et nuisible de chercher à prouver quoique ce soit...). Mais vous les jeunes ! C’est de votre avenir qu’il s’agit  Merde ! Et vous restez là, les bras croisés à râler, sans même lever le petit doigt ? Il a bien raison d’en profiter Gœtt !

Vous n’en avez sans doute pas suffisamment bavé pour devenir ostéopathe et pour avoir le droit de l’exercer légalement. Il est vrai qu’hormis un certain nombre (heureusement, il y en a), qui ont entrepris ces études par passion, convaincus du bien fondé de l’ostéopathie, il y a tous ceux qui se sont engagés là parce que la voie était libre (pas de concours, très peu de sélection, pas de quotas) et ceux qui s’y sont engagés après avoir raté ailleurs et parce que papa et maman avaient les moyens de payer les cursus. Pour beaucoup, elle n’a pas été difficile à obtenir, l’ostéopathie. De plus, on vous a entretenu dans l’illusion qu’une fois le diplôme en poche, les choses rouleraient (comme les BM et les Audi) quasiment toutes seules. Mais c’était sans imaginer ce qu’il est en train de se passer avec la multiplication des collèges agréés et l’effarant nombre de praticiens diplômés qui vont très rapidement saturer le marché. Mais si, en plus, des formations comme celles de Gœtt se mettent à fleurir, quel avenir pour vous ?

Alors que faire ? Je n’ai pas de réponse toute faite. Qui a prévenu les organismes socio-professionnels (s’ils sont au courant, leurs réactions sont confidentielles...) Qui a pris la peine d’écrire à Gœtt (par voie postale ou par courrier électronique) ce qu'il pense de cette action ? Qui a écrit à Psychologie Magazine pour indiquer son indignation ? Qui a décidé d’aller manifester devant les grilles de son centre de formation ? Réveillez-vous les amis. Demain, il sera trop tard. Qui pourra vivre de l’ostéopathie ? La vie, comme toujours en dernier ressort, se chargera de faire le tri. Mais la vie fait très rarement dans la dentelle. Alors bougez-vous et faites quelque chose pour au moins tenter d’endiguer ces entreprises inadmissibles !

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