Anaïs, Anaïs ! - A.T. Still, tu connais ?

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Mais sais-tu seulement qui est Still ? Sans doute as-tu entendu plusieurs fois parler de lui, mais la plupart du temps, pour le dénigrer, comme dépassé, et finalement non présentable et bien encombrant pour des gens sérieux cherchant la reconnaissance.

As-tu pris la peine de lire l’Autobiographie et Trowbridge ? Cela force tout de même un peu le respect, voire l’admiration pour l’ostéopathie et son fondateur ! Je me rappelle ce passage de Trowbridge où elle rapporte le témoignage d’un certain Abbott, ami de Still, sur la vie des gens du Middle West américain de l’époque : « […] Avec un territoire immense - peu peuplé, par des gens non acclimatés [sic] dont beaucoup habitent des cabanes où nos amis de l'Est ne mettraient même pas leurs chevaux, vivant dans la vulgarité, [sic] mais pire encore, pauvrement habillés, luttant contre toutes les difficultés d'une vie de pionnier, coupés de leurs amis. » (Trowbridge, pp. 96-97).

Et celle-ci, tirée de l’Autobiographie : « Quatre-vingt-dix pour cent des gens vivant en Amérique n'ont aucune idée des difficultés et des réalités inhérentes à la vie d'un pionnier de l'Ouest. C'est une occupation profitable que de lire leur histoire lorsqu'elle est écrite par quelqu'un ayant passé son enfance, sa jeunesse ou sa vieillesse dans l'Ouest, à l'époque où tant d'épreuves furent nécessaires pour établir et civiliser une région dans laquelle vos gentilles maisons se dressent aujourd'hui comme des monuments de civilisation. L'esprit et l'énergie de cette époque sont aujourd'hui totalement oubliés mais ils remplissent les tombes des plus grands esprits de l'Amérique parmi lesquels Boone, Benton et plein d'autres de même valeur. Leurs voix se sont tues, mais leurs actes jalonnent les voies de la renommée. Ce sont les hommes et les femmes qui apprivoisèrent le Sauvage, nettoyèrent et cultivèrent les champs, éliminant ainsi difficultés et dangers. Ils renoncèrent à leurs conforts pour le bénéfice des générations suivantes, vivant peu, toujours sur leurs gardes jusqu'à ce que les écoles et la civilisation soient établies dans notre contrée sauvage et que commence le travail d'éducation des esprits permet-tant une autre sorte de vie. Vous êtes aujourd'hui riches de l'héritage légué par le sang et la sueur du pionnier et, bien que vous puissiez maintenant sourire de ses superstitions et de sa mélancolie, vous devez respecter sa mémoire. »(Autobiographie, pp. 30-31)

Évidemment, à l’heure de l’Internet et des téléphones portables, tout cela semble certainement bien irréel.