Livre : Recherche et pratique - Préface, suite

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J’œuvrais, loyalement, patiemment et avec optimisme, découvrant que le corps humain était tout aussi vulnérable aux contraintes et aux variations qu’une machine à vapeur, et qu’après correction des contraintes et variations, la santé revenait avec certitude. Pendant de nombreuses années, philosophant, comparant, je notais les résultats suivant l’enlèvement des contraintes et des pressions. Je fus surpris de constater que la fièvre, la congestion, et toutes les irrégularités s’en allaient, que la santé revenait et que les résultats étaient salutaires et satisfaisants. Je découvris des causes mécaniques pour le fonctionnement désordonné, ou le travail médiocre de la tête, du cou, du thorax, de l’abdomen, du bassin ou des extrémités. J’ajustai la structure osseuse, obtint des résultats tellement encourageants qu’ils me poussèrent à poursuivre encore et encore jusqu’à aujourd’hui où je puis vraiment affirmer que l’ostéopathie est un moyen naturel permettant de soulager toutes les maladies auxquelles la famille humaine est confrontée et de guérir la grande majorité d’entre elles. L’ostéopathie se fonde sur la perfection de l’ouvrage de la Nature. Lorsque toutes les parties du corps humain sont en ligne, nous avons la santé. Lorsque ce n’est pas le cas, l’effet résultant est la maladie. Lorsque les pièces sont réajustées, la maladie fait place à la santé. Le travail de l’ostéopathe consiste à ajuster le corps de l’anormal vers le normal ; alors, la condition anormale fait place à la normale, la santé résultant de la condition normale. Le Dieu de la Nature est source de savoir-faire et de sagesse, et le travail mécanique qui s’effectue dans tous les corps naturels résulte d’un savoir absolu. L’homme ne peut rien ajouter à ce parfait ouvrage, pas plus qu’il ne peut améliorer le fonctionnement du corps normal. La maladie est seulement un effet, la preuve positive qu’une courroie a sauté, qu’un axe s’est tordu, ou qu’une dent est cassée ou grippée. Le pouvoir de guérison de l’homme dépend de sa connaissance de la position normale ou correcte et de son habileté à ajuster les os, les muscles et les ligaments et à donner la liberté aux nerfs, au sang, aux sécrétions et excrétions, et de rien d’autre. À Dieu revient l’honneur d’avoir réalisé avec sagesse et habileté un ouvrage parfait : la maison de vie dans laquelle réside l’homme. Ce crédit accordé à Dieu n’est que justice ; nous, nous sommes prêts à ajuster les pièces et sommes confiants dans les résultats. Je désire remercier mes trois frères, mon épouse et mes enfants pour l’aide et les encouragements prodigués pour ce travail. Je désire également remercier toutes les personnes qui m’ont fait don d’un mot gentil, d’un sourire d’encouragement, d’une poignée de main ou qui m’ont souhaité bonne chance pendant la période au cours de laquelle j’ai poursuivi le développement de cette science que je crois être vérité vivante et qui s’est démontrée comme tel. En conclusion, je veux dire que j’étends mon amour à toute personne qui par des mots ou des actes a encouragé le développement de l’ostéopathie ; également à ceux qui recevront un jour les bénéfices de la science et renverront une pensée de gratitude au pionnier qui a essayé de frayer le chemin. Je remercie chacun et tous, du plus profond de mon âme et à chacun, je souhaite bon voyage. A. T. Still