Francis Peyralade (1928-2013) - Un chemin difficile

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Un chemin difficile

Tu nous a également raconté ton parcours pour devenir kinésithérapeute (1958) suite à une rencontre avec Paul Gény (1912-1996), puis ostéopathe, toujours grâce à Gény qui avait travaillé avec Robert Lavezzari (1866-1977) et qui, associé à un ostéopathe anglais, Thomas Dummer (1915-1998), avait fondé en 1957 l’École Française d’Ostéopathie, premier collège d’enseignement de l’ostéopathie s’adressant à des kinésithérapeutes. C’est avec eux que tu as suivi ta première formation en ostéopathie. Tu nous a également parlé de ta rencontre avec Denis Brookes, cet ostéopathe anglais passionné d’ostéopathie crânienne qui travaillait alors en association avec Paul Gény et grâce à qui vous avez réussis avec quelques autres ostéopathes français (dont René Quéguiner, Bernard Barillon et les docteurs Lung, Mau) à faire venir en 1964 trois ostéopathes américains élèves directs de Sutherland, Harold Magoun, Viola Frymann et Tom Schooley qui, pour la première fois, acceptèrent d’enseigner l’ostéopathie crânienne à des non-américains, qui plus est non-médecins. Tu nous as raconté les épreuves qu’ils vous firent subir pour être certains que vous aviez suffisamment potassé votre anatomie (yeux bandés, un os dans la main à reconnaître et à décrire). Cela nous rendait admiratifs, nous qui ne sentions quasiment rien lorsque nous placions nos mains sur une tête...

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Sur la photo, en 1964 les ostéopathes crâniens américains en France.
Assis, de gauche à droite : Thomas Schooley, Viola Frymann, Harold I Magoun.
Debout, à l'extrême gauche, René Quéguiner. Cinquième à partir de la gauche, Dennis Brookes
A l'extrême droite, Francis Peyralade, Bernard Barillon.