Livre : Interface - Qu’est-ce donc que l’ostéopathie ?

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Qu’est-ce donc que l’ostéopathie ?

J’ai entrepris les études médicales avec un énorme appétit et c’est grâce à cela que j’ai réussi en tant qu’étudiant. Mais au moment du diplôme, je ne savais toujours pas ce qu’était un DO. À ce moment de l’histoire du collège de médecine ostéopathique de Kansas City, par un caprice du sort, existait une évidente lacune dans l’enseignement des principes et de la pratique ostéopathiques. Cette année-là, celle de ma formation de base, l’administration n’avait pu trouver d’enseignants pour cette discipline, de sorte que mon interrogation « Qu’est-ce qu’un DO » demeura quasiment sans réponse. Je savais qu’il me fallait faire craquer une nuque ou un dos s’il y existait quelque part une restriction responsable de symptômes. Je savais également que je pouvais le faire avec facilité, sans avoir besoin de recourir à la violence et sans blesser le patient. Mais, sans le lien avec les principes ostéopathiques, je ne comprenais pas pourquoi il fallait appliquer la technique, si ce n’est pour soulager la douleur. J’ignorais également tout de l’origine de l’idée ostéopathique. Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi existaient deux professions médicales séparées bien qu’équivalentes. La suite des études et des entraînements au cours de mes années de clinique ne m’apporta aucun discernement ostéopathique.

Evolution personnelle

Lorsque j’ai commencé à travailler, je me suis trouvé confronté à beaucoup de patients souffrant du dos, de la nuque, de maux de tête, ou encore de dysfonctions dans les membres ou dans la sphère viscérale. L’expression « trouve-le, libère-le et laisse-le tranquille, » demeurait pour moi comme un trou noir et je me rendis compte qu’il me fallait en apprendre davantage à son propos. Je désirais arriver à percevoir ce qui n’allait pas et être capable de le corriger. Je voulais comprendre les mécanismes de la dysfonction. C’est alors que J. Scott Heatherington me fit connaître la technique manipulative du strain-counterstrain qui, à mes yeux, sembla magie pure. Comment une mobilité pouvait-elle être rétablie et une douleur soulagée en maintenant simplement la position d’une partie du corps pendant 90 secondes ? La fascination envers cette modalité me tint fort longtemps − plusieurs années, jusqu’à ce que je découvre l’ostéopathie crânienne. Comme il est indiqué sur une brochure de la Chambre de Commerce du Colorado à propos de la spectaculaire région montagneuse du conté de Chaffee : « Voilà vraiment le Colorado ! », je sus que j’avais trouvé l’ostéopathie lorsque je découvris le concept crânien. À moi-même, je pus dire : « Ça y est, voilà vraiment l’ostéopathie ! » J’étais arrivé à la montagne !